"J'ai beaucoup vibré!"
Publié le mercredi 2 février 2011
Retrouvez Patrick CAZAL, qui nous a livré ses impressions sur le nouvel exploit réalisé par les Experts!
Patrick CAZAL, double champion du Monde en 1995 et 2001, a vibré comme nous tous lors de la finale du Mondial en Suède. Qu'a-t-il ressenti? Comment voit-il l'avenir de cette équipe de France surdouée? Retrouvez l'interview du coach adjoint de l'USDK!
Patrick, quelles sont tes impressions au sortir de cette finale remportée de haute lutte par les Experts ?
Patrick Cazal : J’ai beaucoup vibré sur cette finale. Je trouve que la victoire est encore plus belle au vu du déroulement du match, avec ce match nul à la fin des 60 minutes et les prolongations. Encore une fois, les Bleus ont su nous faire partager des émotions que seul le sport peut procurer ! Je suis toujours assez surpris des ressources qu’ils peuvent avoir car cette finale là est loin de s’être passée comme ils l’attendaient, entre les blessés d’avant la compétition, (Daniel NARCISSE et Guillaume GILLE), ceux blessés pendant (Sébastien BOSQUET, Xavier BARACHET, Bertrand ROINE), on a vu l’équipe diminuée, on l’a vu souffrir sur certains matchs. Sans la rotation avec Daniel, avec l’absence de Séb, il a fallu beaucoup tirer sur les mêmes et dans les moments difficiles, on a perçu un manque de fraîcheur. Mais encore une fois, ils ont réussi à s’appuyer sur une défense de fer avec derrière, Titi (OMEYER) dans les buts. Face à cette défense, chaque attaque fait mal pour l’adversaire. Ils ont une telle emprise qu’ils ont toujours un temps d’avance. Je tiens vraiment à les féliciter pour cette belle victoire et notamment, notre digne représentant dunkerquois, Séb, qui lui aussi est aujourd’hui double champion du Monde. Bravo à lui !
Et maintenant, selon toi, quel avenir pour cette équipe de France ?
PC : C’est un groupe qui semble un peu fermé. Ils ne seront certainement pas tous aux JO mais pour beaucoup, l’aventure devrait continuer jusque Londres. Ils auront encore les moyens de finir sur la plus haute marche du podium. C’est vrai que certains ont passé 33 ans. A eux de faire les bons choix de carrière sur les deux ans à venir afin d’arriver aux JO dans les meilleures conditions. Deux ans, ça semble court mais c’est aussi très long dans la carrière d’un joueur. On a aussi vu sur cette compétition le 7 qui devrait être présent aux JO de 2016 à Rio. C’est rassurant de se dire qu’il y a une vraie continuité. Cette équipe, toutes les personnes qui l’ont coachée, ont toujours eu l’intelligence d’y apporter des petits jeunes régulièrement, de les laisser grandir et de leur donner du temps de jeu. Le relai a été transmis après les Barjots, après les Costauds, l’avenir semble assuré au plus haut niveau pour les huit années à venir même si, dans le secteur défensif, on ne remplacera pas un Didier DINART ni un Bertrand GILLE comme cela. Mais nous avons des joueurs avec un potentiel énorme, qui jouent dans le championnat français. Aujourd’hui, on se rend compte que, grâce au travail de formation entrepris au sein des clubs, on possède un vrai vivier de joueurs. On a toujours tendance à croire qu’il faut aller à l’étranger pour s’aguerrir mais notre championnat n’a pas grand chose à envier aux autres quand on voit le niveau de nos joueurs. Je crois que cela va et doit donner des idées à d’autres joueurs expatriés. Ils peuvent apporter un vrai plus, peser au sein de nos clubs et dans le championnat LNH. Quand on voit ce qu’ils sont capables de faire, on se dit qu’ils ont encore de très belles années devant eux et qu’un retour en France ne signifierait pas seulement préparer leur retraite, comme certains l’entendent. Au contraire, les clubs LNH et le championnat de France pourraient en tirer un gros bénéfice, aussi bien en dehors que sur les terrains.
En tant que Barjot et Costaud, qu’est-ce que cela fait de voir les Experts à un tel niveau ?
PC : Ce n’est pas de sitôt que l’on retrouvera un groupe capable de faire ce qu’ont fait les Experts. C’est vraiment une équipe hors du commun ! En tant que simple handballeur, je suis fier de voir qu’ils portent si haut les valeurs de notre sport : pas un mot de travers, beaucoup de travail, d’humilité et de simplicité. On a montré que c’est un sport de combat, difficile, qui montre les vraies valeurs de la vie. C’est aussi ce qu’on attend de cette équipe, de montrer l’exemple et d’attirer de plus en plus de gens grâce à nos valeurs !
Patrick Cazal : J’ai beaucoup vibré sur cette finale. Je trouve que la victoire est encore plus belle au vu du déroulement du match, avec ce match nul à la fin des 60 minutes et les prolongations. Encore une fois, les Bleus ont su nous faire partager des émotions que seul le sport peut procurer ! Je suis toujours assez surpris des ressources qu’ils peuvent avoir car cette finale là est loin de s’être passée comme ils l’attendaient, entre les blessés d’avant la compétition, (Daniel NARCISSE et Guillaume GILLE), ceux blessés pendant (Sébastien BOSQUET, Xavier BARACHET, Bertrand ROINE), on a vu l’équipe diminuée, on l’a vu souffrir sur certains matchs. Sans la rotation avec Daniel, avec l’absence de Séb, il a fallu beaucoup tirer sur les mêmes et dans les moments difficiles, on a perçu un manque de fraîcheur. Mais encore une fois, ils ont réussi à s’appuyer sur une défense de fer avec derrière, Titi (OMEYER) dans les buts. Face à cette défense, chaque attaque fait mal pour l’adversaire. Ils ont une telle emprise qu’ils ont toujours un temps d’avance. Je tiens vraiment à les féliciter pour cette belle victoire et notamment, notre digne représentant dunkerquois, Séb, qui lui aussi est aujourd’hui double champion du Monde. Bravo à lui !
Et maintenant, selon toi, quel avenir pour cette équipe de France ?
PC : C’est un groupe qui semble un peu fermé. Ils ne seront certainement pas tous aux JO mais pour beaucoup, l’aventure devrait continuer jusque Londres. Ils auront encore les moyens de finir sur la plus haute marche du podium. C’est vrai que certains ont passé 33 ans. A eux de faire les bons choix de carrière sur les deux ans à venir afin d’arriver aux JO dans les meilleures conditions. Deux ans, ça semble court mais c’est aussi très long dans la carrière d’un joueur. On a aussi vu sur cette compétition le 7 qui devrait être présent aux JO de 2016 à Rio. C’est rassurant de se dire qu’il y a une vraie continuité. Cette équipe, toutes les personnes qui l’ont coachée, ont toujours eu l’intelligence d’y apporter des petits jeunes régulièrement, de les laisser grandir et de leur donner du temps de jeu. Le relai a été transmis après les Barjots, après les Costauds, l’avenir semble assuré au plus haut niveau pour les huit années à venir même si, dans le secteur défensif, on ne remplacera pas un Didier DINART ni un Bertrand GILLE comme cela. Mais nous avons des joueurs avec un potentiel énorme, qui jouent dans le championnat français. Aujourd’hui, on se rend compte que, grâce au travail de formation entrepris au sein des clubs, on possède un vrai vivier de joueurs. On a toujours tendance à croire qu’il faut aller à l’étranger pour s’aguerrir mais notre championnat n’a pas grand chose à envier aux autres quand on voit le niveau de nos joueurs. Je crois que cela va et doit donner des idées à d’autres joueurs expatriés. Ils peuvent apporter un vrai plus, peser au sein de nos clubs et dans le championnat LNH. Quand on voit ce qu’ils sont capables de faire, on se dit qu’ils ont encore de très belles années devant eux et qu’un retour en France ne signifierait pas seulement préparer leur retraite, comme certains l’entendent. Au contraire, les clubs LNH et le championnat de France pourraient en tirer un gros bénéfice, aussi bien en dehors que sur les terrains.
En tant que Barjot et Costaud, qu’est-ce que cela fait de voir les Experts à un tel niveau ?
PC : Ce n’est pas de sitôt que l’on retrouvera un groupe capable de faire ce qu’ont fait les Experts. C’est vraiment une équipe hors du commun ! En tant que simple handballeur, je suis fier de voir qu’ils portent si haut les valeurs de notre sport : pas un mot de travers, beaucoup de travail, d’humilité et de simplicité. On a montré que c’est un sport de combat, difficile, qui montre les vraies valeurs de la vie. C’est aussi ce qu’on attend de cette équipe, de montrer l’exemple et d’attirer de plus en plus de gens grâce à nos valeurs !










